Le lavoir, près de l'école des filles et face à la mairie

Un député-agriculteur de l’Yonne à la Belle Epoque

LA REPUBLIQUE PAYSANNE D’HENRI LOUP, DEPUTE DE L’YONNE DE 1892 A 1919

Henri Loup, 1846-1922

Henri Loup, 1846-1922

Une France majoritairement rurale

En France, jusqu’au basculement daté de 1931, la population rurale forme la majorité de la population, de l’électorat et, en son sein, la paysannerie est majoritaire. Vers 1870, la population rurale représente 70 % de la population, et 61 % encore vers 1890. Autour de Léon Gambetta (Union Républicaine)  et de Jules Ferry (Gauche Républicaine), les républicains modérés (que leurs adversaires de gauche et de droite appellent alors les « opportunistes » pour les dénigrer) conquièrent progressivement cet électorat rural, dans les années 1870, en se présentant, face aux révolutionnaires comme face aux conservateurs et monarchistes, comme des hommes d’ordre, stabilisateurs de la société grâce à leur régime politique, défenseurs de la propriété et de la paix civile quand leurs adversaires de gauche et de droite seraient fauteurs de guerre civile. Respecter et conquérir le vote rural, c’est un changement total d’attitude  chez ces républicains qui parlaient encore avec mépris de cette désespérante  « majorité de ruraux ! » dénoncée comme attachée au bonapartisme (encore au plébiscite de mai 1870 par lequel l’empereur avait « retrouver son chiffre » (de plus de sept millions pour le oui contre un million et demi pour le non) puis aux royalistes (Assemblée nationale élue en février 1871 avec une large majorité de monarchistes). Ils sont désormais en position centrale entre d’une part les révolutionnaires de la Commune et du socialisme naissant et d’autre part les monarchistes divisés entre trois rameaux, trois prétendants. Les républicains opportunistes commencent à séduire le monde rural et à présenter le paysan comme l’électeur par excellence, le citoyen français authentique. « Nous sommes un peuple de paysans, un peuple de petits patrons et de petits propriétaires, un peuple d’épargnants… » (discours de Léon Gambetta au Cercle national pour l’ouverture de l’exposition universelle de 1878, le 27 mai 1878). Jules Ferry le suit : « La République sera la République des paysans ou ne sera pas » (discours de Périgueux, 15 avril 1884). Un peu plus loin, le même Ferry parle des paysans comme d’une « assise de granit » pour la République (on se souvient des « masses de granit » de Bonaparte, code civil, concordat, préfets, lycées…) et souligne : « Nous sommes un peuple de petits propriétaires ; nous sommes ici tous fils ou petits-fils de paysans » (discours de Saint-Dié, 12 septembre 1885).

Gambetta (bronze)

Gambetta (bronze)

Gambetta (le « commis voyageur de la République » qui s’était réconcilié avec Adolphe Thiers,  le « libérateur du territoire » plutôt que le « bourreau » de la Commune de Paris, soutient les intérêts paysans en contribuant à créer en 1880 la Société Nationale d’Encouragement de l’Agriculture, association républicaine ancêtre de la FNSEA ; il crée en 1881 le premier ministère de l’Agriculture distinct de celui du Commerce, nouveau département ministériel qu’il qualifie dans un discours de « ministère de l’Intérieur des paysans » ; la même année, il institue l’Ordre du Mérite agricole, le bientôt si populaire « poireau » ! La République fréquente les comices agricoles et flatte les sociétés d’agriculture. Dans les années 1890 viendra la politique douanière protectionniste de Jules Méline, longtemps ministre de l’Agriculture, avec sa limitation des importations de produits agricoles, blés et viandes du Nouveau Monde et de l’Hémisphère Sud.

Certes l’image de la paysannerie française dessinée par ces républicains  « opportunistes » puis radicaux, est partiellement fausse. En effet le groupe des propriétaires agricoles indépendants vivant de la culture et de l’élevage sur leur terre sans avoir besoin de revenus complémentaires – travail agricole salarié, artisanat, petite industrie – pour assurer leur subsistance et celle de leur famille est minoritaire dans la paysannerie et dans la population française active : autour d’un tiers des actifs paysans seulement et moins d’un cinquième de l’ensemble des actifs du pays  ; mais là n’est pas l’important ; ce qui compte, ce n’est pas la validité des affirmations statistiques des opportunistes, c’est que fonctionne une image rassurante de la stabilité tant de la paysannerie que de la  République (ce régime qui nous divise le moins » avait dit Thiers dans les années cinquante, avant la grande peur suscitée par les démocrates socialistes. S’y ajoute – et l’Yonne est bien représentée dans ce domaine par l’anticlérical et libre-penseur Paul Bert – la volonté de diminuer le rôle joué par l’Eglise catholique dans la vie politique et la société, un rôle longtemps joué contre la démocratie libérale qui s’installe. A plusieurs reprises, les conservateurs ont fait peur au monde paysan, qui craint toujours un rétablissement de la dîme sur les récoltes et de l’Ancien Régime qui menacerait les intérêts paysans, les conquêtes de la Révolution : le « parti-prêtre » sous la Restauration, le cléricalisme de Napoléon III jusqu’au Syllabus de Pie IX condamnant le libéralisme et le monde moderne, et surtout le tout récent  « ordre moral » prôné par le maréchal de Mac-Mahon et le parti des ducs depuis 1873 – grands pèlerinages de la « France repentante », condamnation des libres penseurs, etc.

 

Dans l’Yonne du Pays d’Othe

Dans cette « République des paysans », hostile tant à la réaction conservatrice amorcée par la politique « d’ordre moral » (amorcée en 1871, renforcée depuis 1873) qu’aux  révolutionnaires « partageux »,   apparaît Henri Loup, agriculteur anticlérical. Il est élu maire en 1874, dans cette commune déjà bien « républicanisée, en particulier grâce aux activités qu’y mène la Société pour la propagation de l’instruction populaire dans le département de l’Yonne, la SPIPY. 35 adhérents y sont inscrits en 1873, ce qui classealors  Bussy-en-Othe au 15e  rang par taux d’adhésions par habitants,  sur les 48 communes de l’Yonne y ayant des adhérents à cette société consacrée à la diffusion des valeurs républicaines en milieu rural. Bibliothèques d’ouvrages simples, cours, conférences développent peu à peu le terreau républicain, malgré la persécution menée par le préfet en cette période d' »ordre moral » (article de Georges Ribeill sur la SPIPY p. 151 à 175) le Cahier n° 8 d’Adiamos 89, intitulé  Les débuts de la Troisième République dans l’Yonne, 1870-1889). Ajoutons qu’il sera conseiller général du canton de Brienon-sur-Armançon à partir de 1883, ce chef-lieu de canton s’étant doté depuis 1881 d’une association de la Libre Pensée (Bernard Richard, Vivre et mourir autrement : les associations de libre pensée dans l’Yonne. Fin XIXe-début XXe siècle, dans les Annales de Bourgogne, tome 81, fasc. 1.

Henri Loup, 1846-1922

Henri Loup, 1846-1922

Né à Beaudemont, hameau rural de Villeneuve-sur-Yonne (1846), il est agriculteur à Bussy-en-Othe, commune dont il est maire à partir de 1874 ; élu conseiller général du canton de Brienon-sur-Armançon  en 1883, il  siégera ensuite en outre à la Chambre des députés de 1892 à 1919, constamment réélu sous  l’étiquette radicale ou du radical-socialisme. Siéger à la Chambre, le mot peut sembler paradoxal pour un agriculteur, homme de terrain qui, paraît-il, ne supporte pas l’atmosphère confinée et bavarde du Palais-Bourbon. C’est sans aucun doute un homme du verbe, des échanges oraux, des contacts directs plutôt que de l’écrit, aussi le suit-on difficilement par ses traces écrites. Il est plein d’entrain, aime la chasse, les fêtes et reste célibataire. Il est presque constamment absent de Paris, mais s’active dans sa circonscription électorale, en réalisations et en activités de représentation ; avec l’appui des comités radicaux et radicaux-socialistes,  c’est ce qui explique sa longévité comme député de l’Yonne : vingt-trois ans et sept mois, sans interruption. Certes il lui arrivera en 1907 de perdre son siège de conseiller général de Brienon-sur-Armançon, quand ses électeurs ruraux lui reprochent d’avoir voté au Parlement une forte augmentation de l’indemnité parlementaire (qui passe de 9 000 à 15 000 francs). Mais, restant essentiellement dans l’Yonne, il répond généralement aux vœux de ses mandants, qui lui sont fidèles.

 A Bussy, par exemple, il multiplie les réalisations : imposante école des filles construite en 1883 avec, dominant et ornant la façade un buste de Marianne entouré de la devise républicaine, et à la base du buste, l’inscription « République Française » bien mise en valeur ; l’école des filles est glorieuse, son architecture est emphatique et ostentatoire.
Bussy en Othe Ecole des filles Inaugurée en 1883, elle est bien de son temps et surtout de son lieu, car dans l’Yonne, Paul Bert, ministre de l’Instruction publique dans l’éphémère « Grand Ministère » de Gambetta, a exercé fortement son influence en faveur de l’éducation des filles par l’école publique, avec des programmes de plus en plus chargés (à la place du catéchisme) et se rapprochant de ceux des garçons (certes avec des spécificités, « les travaux à l’aiguille », mais ni « l’éducation au tir » ni « la marche au pas cadencé »).

Cette école au fronton  « proclamatoire » fait face à la mairie construite sous le second Empire, ainsi qu’à la vaste église médiévale dont la nef,  laissée à l’abandon, s’effondre.

En effet la municipalité radicale, anticléricale et proche des intérêts immédiats de la paysannerie, ne souhaite pas dépenser l’argent des contribuables bussiquois pour réparer un bâtiment désormais surdimentionné, car la population du village est alors majoritairement déchristianisée. Et la minorité catholique ne peut réunir les fonds nécessaires, fonds chaque année plus élevés au rythme de l »effondrement de la vaste nef, toiture puis murs…

        La mairie

La mairie

Eglise, nef effondrée et la mairie

L’église, nef effondrée (restent clocher et choeur) et la mairie

Plus tard, en 1923, le successeur d’Henri Loup, un républicain très modéré, parlera d’« incurie » là où il y aurait eu plutôt une politique choisie, acceptée par la majorité de la population ;   il faudra abattre la nef, l’église se composant désormais, comme celle d’Avrolles, près de Saint-Florentin, et pour les mêmes raisons politiques et architecturales, d’un clocher et d’un chœur, les deux séparés par un vaste jardin d’agrément occupant l’emplacement de l’ancienne nef… Ailleurs encore  dans l’Yonne, des églises sont détruites en tout ou partie : à Arthonnay, Mélizey, Noé, Saint-Maurice-Thizouailles ou Taingy, communes citées par Maurice Barrès dans sa défense des lieux de culte.

Le 18 août 1902, Henri Loup, toujours conseiller général, a pu, sans heurter les consciences de ses électeurs, voter avec 23 de ses collègues sur 37 les félicitations  du Conseil général de l’Yonne à Emile Combes, président du Conseil, pour sa fermeté face aux congrégations religieuses enseignantes et pour l’énergie dont il fait preuve dans la préparation de la future séparation des Eglises et de l’Etat.

Entre l’école des filles, la mairie (qui inclut l’école des garçons) et l’église de Bussy, une vaste place est ornée d’une belle fontaine publique sculptée dans la pierre (la République unit l’embellissement et le progrès matériel de la commune)
et à côté de l’école des filles, le lavoir monumental à fronton à la grecque,

La fontaine publique

La fontaine publique

bordé de part et d’autre la pompe à incendie (protéger les campagnes) et le corbillard municipal (pour tous enterrements, religieux ou civils).

Le lavoir, près de l'école des filles et face à la mairie

Le lavoir (aujourd’hui salle des fêtes), près de l’école des filles et face à la mairie

Le député-maire a soigné sa commune, lui a apporté sa marque.

 Henri Loup est par ailleurs un des promoteurs du chemin de fer d’intérêt local dit « Trans-othéen », dont la Grande Guerre empêchera finalement la réalisation, bien que le tracé de la voie ait été dessiné et les tranchées nécessaires en partie réalisées. Défense des intérêts locaux et anticléricalisme vont de pair chez cet élu républicain.

Reprenons ses premières déclarations politiques, quand il ajoute à ses fonctions municipales une candidature – réussie – à des fonctions plus vastes, celles de conseiller général du canton de Brienon-sur-Armançon (1883), avant la députation (1892-1919).

C’est ainsi qu’il se présente dans un « Appel aux Agriculteurs » publié par Le Courrier de Joigny, feuille conservatrice qui accepte cependant d’imprimer le programme de tout candidat  en période électorale (Le Courrier de Joigny n° 32, 11août 1883) :

« […] Au lieu de nommer pour soutenir et prendre nos intérêts, des hommes vraiment pratiques, des hommes du métier, des agriculteurs enfin, nos voix se portent sur des avocats, des diseurs de belles phrases, qui causent de tout sauf de nos affaires […] Aujourd’hui  une occasion s’offre à nous, ne la laissons pas passer, secouons notre vieille torpeur et votons pour un des nôtres […] Envoyons à notre assemblée départementale le seul praticien qui se porte [candidat], l’homme du métier, le cultivateur.  Ce sera, je vous l’assure, un grand pas de fait, ce sera un jalon pour l’avenir et, en suivant cette voie, nous arriverons, nous aussi, à être dignement représentés par des hommes qui mettront toute leur énergie, toutes leurs forces à soutenir une profession qui est la leur et la nôtre.  Cultivateurs ! Votons pour Henri Loup, maire de Bussy-en-Othe, agriculteur, candidat républicain ».

Cet appel anonyme, qui magnifie l’association des termes « agriculteur » et « républicain », est signé  « Un cultivateur du canton de Brienon » !

Dans la même colonne de ce journal, Henri Loup publie sa proclamation de foi, elle aussi très révélatrice de sa « communion » avec son électorat rural :

« Mes chers concitoyens,

Cédant à la pression d’un grand nombre d’électeurs, cultivateurs pour la plupart, j’ai l’honneur  de solliciter vos suffrages […]

Profondément imbu des idées démocratiques, j’attends de la République une suite d’améliorations dans nos institutions, que seul ce mode de gouvernement peut donner.

D’accord avec l’opinion publique [un candidat en fusion avec l’opinion majoritaire !], je réclame instamment les réformes dont la nécessité se fait sentir, et dont il appartient au Parlement, mandataire suprême du pays [nous soulignons] de fixer l’heure :

La révision de la Constitution dans un sens largement démocratique [ce sera la loi constitutionnelle du 9 décembre  1884 qui révise le mode d’élection des sénateurs et supprime  désormais le renouvellement des « sénateurs inamovibles », un type de sénateurs à vie rappelant trop les « pairs de France »], la séparation de l’Eglise et de l’Etat [c’est le programme radical, annoncé dès 1869 – programme dit de Belleville – et mis en œuvre par la loi de décembre 1905], le service militaire de trois ans [cela se fera par une loi de 1889, remplaçant celle de 1879 qui fixait la durée à quarante mois, après les cinq ans de 1872, puis les quatre de 1877] sans privilèges pour personne [en particulier pour les séminaristes et les prêtres, c’est le slogan républicain « les curés sac au dos », privilège aboli par la loi du 15 juillet 1889].

Les intérêts du canton sont essentiellement agricoles […] Si vous me faites l’honneur de me choisir pour votre mandataire au Conseil Général, je me ferai un devoir de défendre vos intérêts dans les limites de mes forces  et de mes attributions.

Henri Loup, maire de Bussy-en-Othe ».

Comme on le voit, cet élu est vraiment en phase avec l’opinion publique du canton puis du département, la plupart de ses vœux politiques étant peu à peu exaucés par le Parlement.

Agriculteur, homme de bon sens,  attaché à la République démocratique et paysanne à la fois contre les conservateurs cléricaux ou nationalistes et contre les « partageux » socialistes et syndicalistes, « homme de terrain », il colle à l’opinion majoritaire de sa circonscription. Il répondra avec humour à un questionnaire portant sur ses qualités et distinctions : « N’ayant jamais été escroc ni panamiste (scandale de Panama avec achat d’élus), je suis resté sans qualités ni distinctions ». Il ne cherche pas à gagner l’électorat de l’extrême gauche ; par exemple il ne soutient ni les réclamations ni les grèves des bûcherons de la Forêt d’Othe, pas non plus celles des ouvriers italiens  construisant les voies du Trans-othéen. Disons, familièrement, qu’il « colle » à son électorat paysan de 1874 (maire de Bussy) à 1919 (fin de son dernier mandat de député).

Certes il est surtout vivement attaqué ou moqué par la presse de la droite antirépublicaine ou du moins antiparlementaire, par exemple par La Bourgogne, organe local du comte de Chambord et des intérêts catholiques, dénonçant « la smala juive, la tribu huguenote, tous les francs-maçons et amis des radicaux et des socialistes » (La Bourgogne, 6 mars 1898). Le 23 octobre 1897, La Bourgogne écrit à propos d’Henri Loup : « Ne lui demandez pas ce que c’est qu’un député, il n’en sait rien ». C’est une classique caricature du paysan ! Le Courrier de Joigny, organe de la droite jovinienne, présente Loup comme doté d’une grande liberté ou vulgarité de pensée et d’expression : « Si vous me réélisez, il ne vous en coûtera que 15 000 balles » (Le Courrier de Joigny 25 avril 1914) ; d’autres le présentent comme complètement inactif, ce que, certes, démentent ses réalisations : « Il réduit ses fonctions de député à celle de candidat » et « Sa maison est très fréquentée par les amateurs de coups de fourchette » (citations de Xavier François-Leclanché, dans Les gens de Villiers-sur-Tholon [1871-1914], p. 337, sans indication de source). Dans un autre journal, Le Républicain de l’Yonne (ce journal de Joigny ne rallie la gauche qu’en 1895, quand l’imprimeur franc-maçon Henri Hamelin en prend la direction) s’en moque ainsi à l’occasion de sa première campagne aux élections législatives : « [Il] semble réciter quelque chose qu’il a mal appris par cœur. C’est le vide, des mots enfilés les uns dans les autres, sans suite, sans rime ni raison.» (Le Républicain de l’Yonne, 18 juin 1892). Disons que c’est de bonne guerre que d’attaquer ainsi un adversaire politique, dans un temps où la grande liberté de presse donnée par la loi du 29 juillet 1881, après des décennies d’étroit contrôle, permet une immense liberté d’expression et autorise un grand usage des calomnies et injures politiques. Les acerbes critiques journalistiques portées contre Henri Loup sont présentées dans  Les gens de Villiers-sur-Tholon », page 336 à 338, par Xavier François-Leclanché qui, quant à lui, dénonce « l’inconsistance » du personnage tout en soulignant son caractère « truculent ». En tout état de cause, ce pur produit de la « République des paysans » à la « Belle Epoque » du radical-socialisme a été apprécié par ses électeurs auquel il a bien plus apporté que ne le laissent croire ses adversaires.

                                                                                 Bernard RICHARD.

Bibliographie :

Les citations de Léon Gambetta et de Jules Ferry sont tirées de La République en quête de citoyens. Les républicains français face au bonapartisme rural (1848-1880), ouvrage de Chloé  Gaboriaux, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, collection Sciences Po-Fait politique, Paris, 2010. Sur Paul Bert, voir le récent ouvrage de Rémi Dalisson, Paul Bert. L’inventeur de l’école laïque, éditions Armand Colin, Paris, 2015. Les articles de presse hostiles à Henri Loup proviennent du livre de Xavier François-Leclanché, Les gens de Villiers-sur-Tholon [1871-1914], Perform éditeur, Villiers-sur-Tholon, 2015.

                                        

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